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Contacts RAEE

- Biomasse, réseaux de chaleur, cogénération : Mathieu Eberhardt - mathieu.eberhardt[a]raee.org

- Biomasse : Valérie Borroni - valerie.borroni[a]raee.org

En Auvergne-Rhône-Alpes

Télécharger le Dossier (PDF)

En Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont plus de 100 réseaux de chaleur qui permettent de livrer un total de chaleur de l’ordre de 3 000 GWh soit 258 kTep. Sur cette quantité de chaleur livrée, 57 % est d’origine renouvelable ou de récupération (32% ENR et 25% Energie de récupération).

En termes de mode de gestion, la répartition est équilibrée entre les différents modes avec :

  • 1/3 de réseaux gérés en délégation de service public (DSP), 
  • 1/3 gérés directement en régie,
  • 1/3 de réseaux de chaleur privés. 

 

 

 

Le Fonds chaleur en région

Depuis 2012, le nombre de dossiers déposés au Fonds chaleur reste relativement constant avec une dizaine de projets par an et une longueur de réseau installé cumulée de 20-25 km par an. Par contre, le nombre de chaufferies et la puissance installée moyenne diminue. En effet, la création de nouveaux réseaux a baissé depuis 2014 mais l’extension des réseaux de chaleur existants a augmenté.
On constate un renforcement des réseaux existants plutôt qu’un développement de nouveaux depuis 2014 et un contexte économique moins favorable.

Evolution du Fonds chaleur de 2012 à 2015 en Rhône-Alpes :
Source ADEME

 

Le potentiel de chaleur livrable par les réseaux de chaleur en Auvergne-Rhône-Alpes

Sur la base de l’étude nationale réalisée par le SNCU « Connaissez-vous le potentiel de développement des réseaux de chaleur dans votre territoire ? », RAEE a travaillé sur le potentiel de développement des réseaux de chaleur en Auvergne-Rhône-Alpes.

L’analyse statistique des données SNCU pour apprécier la possibilité de développer un réseau de chaleur est basée sur la densité thermique (MWh/mètre linéaire). Elle n’inclut pas les réseaux de chaleur existants.
La densité thermique est un paramètre clé pour pouvoir apprécier la faisabilité technico-économique d’un réseau de chaleur :

  • En dessous d’une densité de 1,5 MWh/ml, les pertes thermiques sont trop importantes ;
  • A partir de 1,5 MWh/ml, un réseau de chaleur peut être techniquement envisagé ;
  • Entre 1,5 et 4,5 MWh/ml, elle est possible techniquement mais à étudier économiquement ;
  • Au-delà de 4,5 MWh/ml, la faisabilité économique est souvent avérée.

> Potentiel de chaleur ENR&R livrable par réseaux de chaleur en Auvergne-Rhône-Alpes

Au total, sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont entre 16 000 et 22 000 GWh de chaleur renouvelable ou de récupération qui sont potentiellement livrables par des réseaux de chaleur. La quantité de chaleur renouvelable ou de récupération actuellement livrée annuellement (1 788 GWh) représente donc seulement 8 à 11 % du potentiel total.

Il est donc possible de multiplier par 9, voire 12.5 (suivant le scénario étudié) la quantité de chaleur actuellement livrée en AURA.

 

> Potentiel de chaleur livrable par des réseaux de chaleur en Auvergne-Rhône-Alpes

RAEE a réalisé une cartographie à l’échelle des EPCI d’Auvergne-Rhône-Alpes du potentiel de chaleur livrable (toutes chaleurs confondues) par des réseaux de chaleur :

 Cliquer pour agrandir

On constate un fort lien entre densité de population et potentiel de développement.

Cependant, des réseaux de chaleur peuvent se développer dans des zones non identifiées comme ayant un potentiel. C’est le cas, par exemple des réseaux de chaleur de la Communauté de communes de Saint Flour-Margeride dans le Cantal  (Voir le paragraphe « Exemples innovants en région » ci-dessous). Le contexte local peut faire qu’un réseau de chaleur soit pertinent en zone à faible densité de population, notamment dans les communes non desservies par le gaz naturel.

 

Les réseaux de chaleur : un outil performant, technique et moderne

Aujourd’hui, les réseaux de chaleur et de froid développent de plus en plus une grande modularité en intégrant différentes sources d’énergies renouvelables et de récupération. Ils permettent également de fournir du froid l'été. Cela permet de stabiliser et garantir durablement un coût de la chaleur. La connexion avec les unités de valorisation énergétique (UVE) permet notamment d’avoir un prix de chaleur très compétitif.

Le bois énergie sera la principale source d’alimentation des réseaux de chaleur dans l'avenir. En région, le Comité stratégique bois énergie (CSBE) travaille à la structuration de la filière de l’arbre à la cendre pour répondre aux enjeux forts de cette filière. Voir l’article « Les acteurs de la filière bois énergie régionale se mobilisent ! »

Le stockage de chaleur est également un outil pertinent pour les réseaux de chaleur.

Il permet :

  • De faire face aux augmentations difficilement prévisibles de la demande sur les réseaux de chaleur ;
  • D’accéder à de nouveaux gisements de chaleur (chaleur fatale, solaire thermique) ;
  • D’apporter une complémentarité avec les autres réseaux (électrique et gaz naturel) via les pompes à chaleur et la cogénération.

L’ATEE, en collaboration avec l’ADEME et 10 industriels du secteur, ont souhaité évaluer le potentiel du stockage de chaleur et du power-to-heat à l’horizon 2030 dans le cadre de l’étude « PEPS3 » réalisée en 2016.

Télécharger les résultats de l’étude : Étude de valorisation du stockage thermique et du power -to-heat

 

Quelques exemples innovants en région

VOREPPE : 1er réseau de chaleur couplant solaire thermique et bois énergie en région

Fort de sa première expérience, la Ville de Voreppe (38) a engagé la réalisation d’un second réseau de chaleur pour desservir l’ensemble du quartier des Banettes.

La régie Voreppe Chaleur bois a souhaité intégrer d’autres moyens de production d’énergies renouvelables que le bois, notamment le solaire thermique. Ce projet est en cohérence avec la démarche Territoire à Energie Positive du Pays Voironnais.

Ce nouveau réseau mesurera 800 m de long et devra produire 1,5 GWh/an (dont 100 MWh/an pour les 200 m² de centrale thermique solaire). La centrale sera aussi équipée d’une chaudière bois de 500 kW et desservira des bâtiments communaux tels que l’école maternelle et primaire, un Ehpad, la piscine et des logements collectifs et individuels. Les travaux débuteront en 2017 pour une mise en service d’équipement début 2018.

Contact : Ville de Voreppe - Alain Thévenon, DGS / Tél 04 76 50 47 47

  

VALENCE : un réseau de chaleur bientôt alimenté par de la géothermie profonde

Financé en totalité par la société Fonroche, le projet de géothermie profonde de la Ville de Valence (26) prévoit la création de deux forages et d’une unité de production électrique.

La chaleur ainsi récupérée alimentera le réseau de chaleur existant qui fonctionne au gaz naturel. Des études de faisabilité sont en cours avant la réalisation d’un premier forage test en 2017. La mise en service du réseau de chaleur géothermique est prévue pour l’hiver 2017/2018 avec une durée de vie d’au moins 50 ans. Le prix de l'énergie tirée de la géothermie est compétitif et déconnecté de l’évolution des énergies fossiles. 

Le renouvellement de la Délégation de Service Public du réseau de chaleur de la ville, qui sera effectif en 2017, intègrera cette source de chaleur potentielle.
Elle permettra de couvrir jusqu’à 80% des besoins de chaleur du réseau actuel et une réduction du coût de la chaleur jusqu’à 30% en 2 ans. Cette énergie moins chère apporte donc un avantage concurrentiel pour le maintien ou l’implantation d'entreprises et de logements neufs. 

Contact : www.valence.fr

  

COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE SAINT-FLOUR-MARGERIDE : des réseaux de chaleur en gestion directe

Depuis 2007, la Communauté de communes du Pays de Saint Flour-Margeride (15), 15 500 habitants, a développé sur son territoire plusieurs réseaux de chaleur qui desservent les bâtiments publics mais aussi des logements individuels et une zone d’activités. Pour cela, elle a décidé de porter la compétence "création et gestion de réseaux de chaleur bois" via une régie communautaire. La collectivité a été accompagnée par l’association Bois énergie 15, par ailleurs membre du conseil d’exploitation de la régie, à chaque étape de ses projets.

A ce jour, ce sont deux réseaux de chaleur et une chaufferie bois dédiée qui sont gérés et exploités par cette régie, pour une puissance bois totale installée de 3,26 MW et 2,9 km de réseau.
Un nouveau projet de réseau de chaleur est en cours de création avec une puissance bois de 2,22 MW et 2,8 km de réseau. Il devrait desservir 17 bâtiments publics.
Sur le plan de l'urbanisme, la collectivité a imposé le raccordement au réseau de chaleur bois du Crozatier dans les règlements de la ZAC et du lotissement pour les nouvelles constructions. Cette démarche permet d’assurer un bon développement du réseau, sa densification et apporte une cohérence territoriale.

Concernant l’approvisionnement, Bois énergie 15 a également aidé à la structuration des acteurs locaux, et c’est la SARL Avenir Bois Energie (regroupement des scieurs du Cantal pour l’approvisionnement en combustible bois des chaufferies) qui garantit contractuellement un approvisionnement local par des professionnels du bois (connexes de scierie et d’exploitations forestières) provenant principalement du massif forestier de la Margeride. 

Contact :

www.cc-paysdesaintflour.fr - contact[a]ccpsf.fr

- Bois énergie 15 : www.boisenergie15.fr

 

 

L' Europe en appui du développement de l'énergie solaire dans les réseaux de chaleur en Auvergne-Rhône-Alpes

Le solaire thermique représente une faible part du mix final prévu dans la loi de Transition Energétique. Cependant, à l’échelle de cette filière, les enjeux de développement sont importants. Elle est  soutenue par l’Union européenne, notamment via le programme H2020 qui permet à des structures régionales comme RAEE de participer à leur développement.

RAEE est partenaire du projet européen SDHp2m qui vise à promouvoir le développement régional de l'énergie solaire thermique dans les réseaux de chaleur urbains grâce à la mise en place d'actions pour aller d'une politique régionale de développement vers la création d'une nouvelle filière locale.

Plusieurs partenaires régionaux sont impliqués en région : l’INES, le Conseil régional, des acteurs techniques et économiques de la filière.

Les principaux objectifs sont :

  • Créer un cadre cohérent pour une politique régionale de développement des réseaux de chaleur solaire ;
  • Mettre en place une politique au travers de réglementations et de procédures administratives efficientes et efficaces ;
  • Accéder aux systèmes de financement et de subvention des installations ;
  • Permettre des modèles de financement innovants ;
  • Créer une acceptation durable des réseaux de chaleur solaire et renforcer la participation des consommateurs de chaleur ;
  • Combler le décalage entre les politiques et la filière par un accompagnement efficace de la filière et des mesures de renforcement des capacités intégrées à la politique régionale ;
  • Mobiliser les investissements directs afin de contribuer au déploiement de la filière ;
  • Exploiter les résultats du projet afin de stimuler une réplication dans d'autres régions. 

RAEE a réuni le premier comité régional sur les réseaux de chaleur solaire le 24 mai 2016. L’objectif de ce comité est de suivre les avancées du projet européen SDHp2m qui a vocation à créer un climat favorable en région pour le développement des réseaux de chaleur solaire.

Une conférence aura lieu le 2 février 2017 sur le sujet à Clermont-Ferrand :
www.ines-solaire.org/fr/evenements/reseau-de-chaleur

En savoir + : solar-district-heating.eu

Contact RAEE : Mathieu Eberhardt - mathieu.eberhardt[a]raee.org

 

Contacts RAEE

- Biomasse, réseaux de chaleur, cogénération : Mathieu Eberhardt - mathieu.eberhardt[a]raee.org

- Biomasse : Valérie Borroni - valerie.borroni[a]raee.org

 

Le réseau de  chaleur : un outil de votre territoire

Contexte national - En Auvergne-Rhône-Alpes


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