05.02.2020

Le 4 février, 400 représentants des sept pays membres de la Stratégie de l’Union européenne pour la région alpine étaient réunis à l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes, à Lyon, pour le lancement de la présidence française de la SUERA. Succédant à l’Italie, l’Etat français – l’Agence nationale de la cohésion des territoires – est aux côtés de trois régions françaises pour animer les travaux qui auront lieu tout au long de l’année 2020 : Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Bourgogne-Franche-Comté.

Une stratégie fondée sur sept priorités

L’ambition de la présidence française : accélérer la transition écologique de la région alpine pour lutter contre le changement climatique. Pour y parvenir, sa feuille de route se décline selon sept priorités : le développement du tourisme soutenable en toutes saisons, la promotion de la consommation de produits locaux et des circuits courts, l’accélération de la transition énergétique – trois priorités pour lesquelles la Région Auvergne-Rhône-Alpes est chef de file –, le développement des mobilités durables, l’éducation et la participation des jeunes à un développement durable, la préservation de la biodiversité et la prévention des risques naturels, et l’amélioration de la gouvernance notamment en facilitant l’implication des collectivités locales et de la société civile et en améliorant les niveaux d’actions publiques et les dispositifs de coopération existants.
 

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes :

« Nous sommes face à un double défi dans les Alpes qui relève de notre responsabilité : la mondialisation qui joue en faveur des métropoles au détriment des territoires périphériques et ruraux, et le changement climatique responsable d’un réchauffement deux fois plus rapide dans les Alpes et de la fonte de nos glaciers. La SUERA représente le bon échelon de l’action, suffisamment grand et suffisamment proche pour permettre l’agilité et pour agir de manière concrète. »

La France s’engage aussi sous le signe de la participation des différentes parties prenantes (collectivités, porteurs de projets européens, autorités en charge des fonds européens, ONG, société civile) ; de la cohésion en intégrant tous types de territoires dans les actions portées par la SUERA et en encourageant les coopérations villes-vallées-montagnes ; de la jeunesse en orientant ses actions vers les jeunes et en favorisant leur participation ; et du concret avec des résultats tangibles attendus.
 

Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires :

« La SUERA, qui est née en 2013 à Grenoble, est le théâtre d’une coopération renforcée, inédite, entre l’ensemble des parties prenantes. »

Serge Nocodie, président d’AURA-EE :

« C’est une vraie chance pour Auvergne-Rhône-Alpes de présider la SUERA, qui est depuis toujours moteur sur les sujets de l’énergie et l’environnement. Nous sommes à un moment crucial où il est urgent de fournir des données aux territoires. C’est l’objet de l’observatoire alpin de l’énergie qui va pouvoir alimenter la SUERA. »

AURA-EE est co-leader du groupe d'action 9 "Faire des Alpes une région modèle d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables". Le projet Alpgov2 (Interreg Espace alpin), dont AURA-EE est partenaire, et dont le lancement officiel aura lieu mercredi 5 février à la Région, permettra de mettre en œuvre des actions en faveur de ces objectifs.
 

Le territoire de la SUERA en quelques chiffres

  • 10% de la surface européenne
  • 80 millions d’habitants
  • 16% de la population de l’UE
  • 48 régions
  • 7 pays dont 5 Etats membres de l'UE et 2 pays tiers