La communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac (Caba) compte 25 communes et environ 56 000 habitants dont près de la moitié habite la ville-centre. Adossée aux monts du Cantal, la préfecture du Cantal, célèbre pour son festival estival de théâtre de rue, voit sa population stagner depuis les années 1990, voire diminuer pour Aurillac même. Une ligne aérienne vers Paris assure le désenclavement de cette agglomération qui n’est desservie par aucune autoroute. Aurillac est connue pour être la « capitale du parapluie » : 50 % de la production française de parapluies est encore assurée dans l’agglomération, par des entreprises regroupées au sein d’un groupement d’intérêt économique portant le label « L’Aurillac Parapluie ». Un pôle fromager réputé, créé en 1993, mène des projets de recherche et développement et de formation.

Le syndicat mixte du Scot, regroupant le bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaignerie, élabore un plan climat air énergie et est labellisé « territoire à énergie positive » (Tepos). La Caba conduit quatre projets majeurs dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique : l’évolution de son éclairage public, l’acquisition de navettes électriques, le développement des mobilités partagées par l’acquisition de véhicules à faibles émissions (vélos, voitures électriques ou hybrides) et la réappropriation des berges de la Jordanne ; elle mène également des actions en matière de rénovation énergétique des bâtiments publics et d’éducation à l’environnement. Elle a engagé la construction d’un réseau de chaleur, alimenté par l’incinérateur de boues de la station d’épuration de Souleyrie ; le centre aquatique voit ses besoins en énergie couverts de 33 à 77 % selon les saisons grâce à ce réseau. Sur le site de l’aéroport d’Aurillac qu’elle gère, la collectivité a permis l’implantation d’un parc photovoltaïque de 11 000 panneaux sur 6 hectares, qui produit l’équivalent de la consommation d’électricité de 1 400 foyers.